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Les journées se terminent souvent tard à l’Odyssée et par conséquence les heures de sommeil sont intenses. Il faut savoir s’endormir rapidement par des températures souvent lunairement caniculaires et faire abstraction de tous les bruits de tondeuses qui se mettent en marche par intermittence. Ce matin, c’est Benoît de Pradines (dans le Lot) qui s’en va retrouver femme et enfants après son baptême du feu Odysséen. Alberto teste le tandem (ce qui ravive les envies d’Aude d’essayer à nouveau ce moyen de locomotion qu’elle a souvent chevauché avant la maladie… demain nous essaierons, promis !) et le peloton jaune débute cette journée à vive allure malgré un dénivelé largement positif. Une petite pensée pour Thibaut qui a reconnu le parcours de jour… à moto ! A la fin de la journée, décision sera prise de se méfier fortement de ce type de reconnaissance motorisé qui ne mentionne guère l’ensemble des cols rencontrés… La matinée est donc largement dédiée aux aficionados du petit braquet. Heureusement une belle descente nous attend avant la pause déjeuner. Jason assure la sécurité et nous alerte avant chaque obstacle ou virage dangereux. Dans l’un d’entre eux, malgré une vitesse des plus réduites, une carriole verse et Alberto, notre Ami Argentin, s’offre la cascade de la journée. Heureusement, il semble qu’il n’y ait que des lésions cutanées et rien de cassé.
La pause déjeuner est la bienvenue pour se remettre de toutes ces émotions. L’équipe d’intendance nous a encore préparé un repas de prestige avec notamment une gardianne de taureau. Il faut quand même oser réaliser ce type de plat en parcours itinérant … et surtout le réussir aussi bien. Bravo encore à l’équipe d’intendance ! Après la première montée (le premier col !) de l’après-midi, des cyclistes du club de Nyons nous rejoignent. La fatigue se fait sentir, Ronan s’offre une première pirouette avant que Kate n’embrasse le bitume, emportée par un cycliste local. En ce 14 juillet c’est un vrai feu d’artifice ! Nous traversons les champs de lavande et nos sens s’émerveillent de cette sublime essence. Nous parcourons la Drôme provençale à grands coups de pédales et arrivons à Nyons, capitale des olives. Excités par l’annonce d’une arrivée prochaine, guidés par les cyclos locaux dans un parcours traversant le centre ville avec un itinéraire non initialement prévu, nous parcourons la ville où se trouvent de nombreuses personnes, et nous entonnons notre célèbre Choubidoubidoua à toute voix. Seul hic, nous n’avons pas vu, au détour d’une place que, près du monument aux morts, une large foule s’est rassemblée et écoute la Marseillaise jouée par l’harmonie locale. La voix du peloton jaune couvre bientôt les plus gros trombones, à tel point que ces derniers s’avouent vite vaincus et capitulent. Nous nous excusons par cette faute non intentionnelle, durant notre belle semaine notre hymne humaniste odysséen emportant tout notre enthousiasme et nos pensées. Cet incident clos, le représentant du Maire nous accueille chaleureusement, nous faisant gouter olives et rosé de la région. La soirée s’annonce belle, et, en nous, dans nos heures intenses de sommeil nous entendons la voix d’un petit Prince qui nous confirme que l’on ne voit bien qu’avec le cœur : Douce nuit ! Bravo à Kate pour avoir organisé, planifié et orchestré cette superbe journée, forte en émotion ! Merci aux partenaires du jour : La compagnie du Beau Nobo, K animation
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